Mot de l’Inspecteur Général des Finances

Au lendemain de la longue crise socio-politique qu’il a traversée, notre pays, le Togo, connu jadis pour sa rigueur dans la gestion des deniers publics, a sombré dans un relâchement inquiétant en la matière. Animé de la farouche volonté de sauver ce qui pouvait l’être et aller de l’avant, le Gouvernement de la République togolaise, encouragé par nos partenaires techniques et financiers, le FMI notamment, a créé, le 29 juillet 2008, l’Inspection Générale des Finances (IGF) qui a pour missions principales : le contrôle, l’audit, l’étude, les conseils et évaluations en matière administrative, économique et financière.

A ce titre, l’IGF a effectué, de 2009 à 2012, plus d’une soixantaine d’interventions sur la base d’une programmation classique. Depuis 2013, l’IGF s’est engagée dans un processus de modernisation en programmant ses missions d’audit selon l’approche par les risques. L’objectif poursuivi est d’avoir une expression institutionnelle des besoins d’audit, de rationaliser les interventions de l’IGF et de renforcer les systèmes de contrôle interne dans les entités publiques.

Le Gouvernement de la République togolaise ainsi que nos partenaires techniques et financiers (Union Européenne, Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement, Banque Mondiale, Fonds Monétaire International, etc.), que nous tenons à remercier très chaleureusement, n’ont jamais ménagé leurs soutiens tant matériel que financier à la jeune structure de contrôle.

L’IGF, depuis sa création, connait non seulement des difficultés dues essentiellement à la faible culture (en matière d’audit et de contrôle) d’une grande partie des responsables des entités auditées  mais également des succès (réalisation de plusieurs missions d’audit dont certaines sont commandées expressément par le Gouvernement et par des organisations internationales) qui sont pour elle des raisons d’espérer.

Cependant, elle n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Elle poursuivra les chantiers ouverts et procèdera davantage par pédagogie pour sensibiliser davantage ses audités et également l’opinion. Elle invite celle-ci à visiter régulièrement et massivement son site web pour un partenariat plus productif.

 

Djimba N. IBRAHIMA